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3 questions à Pierre Laurent

 
 
3 questions à Pierre Laurent

Chef du Service Interministériel Départemental des Systèmes d'Information et de Communication (SIDSICservice interministériel départemental des systèmes d'information et de communication)

Quelles missions se cachent derrière l'acronyme SIDSIC ?

Le SIDSIC est présent auprès de chacun d'entre vous. En effet, il s'occupe de tous les moyens informatiques (ordinateurs, serveurs), téléphoniques (standard, autocommutateur), de transmission de données (réseaux interministériel de l’État) et de radiotéléphonie des services de l’État en Haute-Savoie.

Ce service est devenu interministériel le 1er juillet 2012 après la fusion des services informatiques des directions départementales et de la préfecture. Il gère aujourd'hui près de 1000 postes de travail (PC, ordinateurs portables, imprimantes, serveurs de sauvegarde des données) et les moyens téléphoniques et radiotéléphoniques liés à ses missions historiques. C'est aussi lui qui met en œuvre la politique de sécurité des systèmes d’information de l’État.

Du morse au Web 2.0... expliquez-nous comment votre métier a évolué avec les mutations technologiques ?

Historiquement, ce service a été créé en 1943 pendant la seconde guerre mondiale avec l'objectif de construire un réseau de communication permettant au préfet d'être joignable où qu'il soit sur le département. L’État a alors fait appel à d’anciens résistants pour leurs connaissances en morse et en radio-communication.

Mon service gère 23 relais de télécommunication qui permettent de communiquer par radio depuis n'importe quel point du département sans être écouté, grâce à un système de cryptage. Si l'arrivée du téléphone mobile a offert un autre moyen de communication pour les besoins quotidiens du préfet, ce réseau est très utilisé par les acteurs de la sécurité (pompiers, samu, police, gendarmerie) et par les membres du corps préfectoral en cas de crise ou d’événements graves. Contrairement à celui des opérateurs privés, nous veillons à ce qu'il ne subisse pas de saturations à cause d'un très grand nombre d'appels.

Comment contribuez-vous à assurer la sécurité dans les tunnels routiers et ferroviaires ?

Depuis l'accident du tunnel du Mont-Blanc du 26 mars 1999, tous les tunnels français doivent être équipés d'un système de transmission des conférences radio-téléphoniques des services de secours et de sécurité si leur longueur excède :

  • 2000 mètres pour un tunnel ferroviaire
  • 800 mètres pour un tunnel routier en zone non urbaine
  • 500 mètres pour un tunnel routier en zone urbaine

Avec mon service, je contrôle régulièrement le bon fonctionnement de ce système et le teste lors d'exercices réguliers. Les ondes radios rebondissent contre les parois du tunnel, il est donc nécessaire d'installer un câble rayonnant permettant de transmettre le signal entre les antennes situées aux deux entrées du conduit. Dans le cas du tunnel du Mont-Blanc, trois câbles ont été installés (sur la voûte, sous la chaussée et dans le tunnel de secours) afin que les services de secours puissent continuer à communiquer, même si l'un d'eux était endommagé par un incendie.

 
 

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