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3 questions à Philippe GANION

 
 
P. Ganion à droite et H. de Rivaz à gauche, architectes au STAP

M. Ganion à droite et M. de Rivaz à gauche

Chef du Service territorial de l’architecture et du patrimoine (STAP) de la Haute-Savoie

Pouvez-vous présenter votre parcours ?

Je suis architecte, diplômé avec une formation à l’école Chaillot à Paris, spécialisée dans le patrimoine historique.

En poste en Haute-Savoie par intérim depuis septembre 2014, je dirige une équipe de cinq personnes (un architecte chef de secteur, deux techniciennes et deux administratifs). Le STAP dépend de la direction régionale des affaires culturelles de Rhône-Alpes (DRAC).

Quelles sont vos missions principales ?

J’ai pour missions la préservation des espaces protégés, dont les paysages et le patrimoine bâti emblématiques, dans un département qui subit une pression importante due à une forte fréquentation touristique. Je suis chargé de l’application du code du patrimoine.

La préservation du paysage

La Haute-Savoie est surtout connue pour ses paysages symboliques d’un département essentiellement montagnard. Je travaille par exemple, sur l’habitat de montagne dont les chalets d’alpage qui doivent garder leur authenticité. En collaboration avec la DDT et le conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement (CAUE) de la Haute-Savoie, nous avons élaboré un guide sur la restauration ou la reconstruction de ces bâtiments. 

Consulter l'article sur la restauration des anciens chalets d'alpage

L’entretien du patrimoine historique

Les monuments classés ou inscrits par l’État sont protégés et lorsqu’un propriétaire veut lancer un programme de travaux, le STAP l’assiste dans le montage du dossier, le conseille sur la démarche de projet et exerce le contrôle réglementaire. La Haute-Savoie est le département de Rhône-Alpes qui compte le moins de monuments historiques (174).

La cohérence de l’architecture et de l’urbanisme 

Toute demande de travaux en espace protégé, c’est-à-dire à proximité d’un bâtiment historique ou d’un site protégé, est soumis à un avis spécial.

J’exerce un rôle de conseil et de contrôle afin de conserver la qualité de ce cadre de vie.

Par exemple, en cas de rénovation d’un bâtiment pour réaliser des économies d’énergie, je veille à ce que la cohérence architecturale soit préservée. Je donne des prescriptions afin que l’aspect d’origine soit respecté. Les prochains enjeux sur la transformation des paysages urbains seront liés à l’entretien et la rénovation des immeubles construits entre les années 1930 et 1950.

Sur quels programmes travaillez-vous actuellement ?

église Saint Maurice Annecy

église Saint Maurice Annecy

La restauration de l’église Saint Maurice, propriété de la ville d’Annecy est un cas de figure intéressant. Il s’agit d’une restauration globale extérieure et intérieure : les murs extérieurs de cet édifice ont été ré-enduits comme à l’origine de sa construction et le mobilier intérieur va être recréé. L’État subventionne ce programme.

Je suis aussi en charge du projet d’aménagement d’un pôle culturel à Thonon dans l’ancien couvent de la Visitation qui appartient à la mairie depuis les années 80. Il est prévu de conserver des fresques historiques et de rajouter des éléments plus modernes telle qu’une verrière couvrant le cloître sans pour autant enlever le caractère architectural gothique de cette ancienne bâtisse.

 
 

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