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3 questions à Michel Antzemberger

 
 
Michel Antzemberger

Michel Antzemberger

Michel Antzemberger est le spécialiste des procédures d’équivalence et de reconnaissance des qualifications sportives étrangères au sein du pôle Sport de la DDCSdirection départementale de la cohésion sociale. Sa mission est mutualisée sur l’ensemble des départements de la région Rhône-Alpes.

Quel est votre parcours ?

Alsacien d’origine, j’ai pratiqué le cyclisme en compétition en élite durant toute ma jeunesse. Par ce biais, je me suis mis au ski de fond. Très rapidement après avoir passé le monitorat, j’ai enclenché une longue et passionnante carrière d’entraîneur des équipes féminines nationales en ski de fond, d’abord en France pendant neuf ans et ensuite en Suisse pendant douze années dont sept en tant que directeur technique national. J’ai vécu la très belle expérience de les accompagner aux JO de 1992 à 2006. Étant toujours absent et souhaitant me rapprocher de ma famille, j’ai mis fin à cette première carrière pour envisager ma reconversion. J’ai passé un master 2 de management des organisations sportives et le concours de professeur de sport pour intégrer la fonction publique d’État en 2009.

En quoi consiste votre mission ?

Pour comprendre ma mission, il faut expliquer le contexte. En France, l’encadrement de la pratique sportive contre rémunération est réglementé afin d’optimiser les garanties de sécurité des pratiquants et la qualité de l’encadrement. Le professionnel doit être titulaire d’une qualification, soit française homologuée par le ministère des Sports, soit étrangère admise en reconnaissance ou en équivalence. Il doit ensuite se déclarer auprès de l’autorité administrative compétente (DDCS sous l’autorité du préfet). La déclaration est préalable au démarrage à l’activité.

Selon la nationalité du candidat et les modalités de son exercice professionnel (installation permanente ou saison sportive – exercice temporaire et occasionnel), la procédure de déclaration sera traitée différemment.

Pour les ressortissants communautaires et conformément à la directive européenne 2005/36/CE relative à la libre circulation des personnes, ce sera une procédure de reconnaissance de diplôme.

Pour les ressortissants extracommunautaires, ce sera une procédure d’équivalence de diplôme.

Ma mission consiste à instruire les dossiers de demande étrangère provenant du monde entier pour des éventuels futurs professionnels de l’encadrement sportif désireux de travailler sur les départements de la région Rhône-Alpes, la Haute-Savoie étant un territoire particulièrement attractif.

Quel intérêt trouvez-vous à votre mission et quelles sont les contraintes ?

Tout d’abord, la grande diversité des parcours individuels que je découvre lors des demandes. Chaque dossier est différent et j’accompagne la personne dans sa démarche. Aller chercher l’information est indispensable au traitement du dossier, qu’elle soit réglementaire (états membres de l’Union Européenne) ou non (universités, syndicats professionnels, …). Enfin, j’apprécie, la grande autonomie et la confiance que l’on m’accorde ainsi que la rigueur dans l’instruction et la décision qui devra être la plus juste possible.

Les contraintes sont le respect des procédures et des délais car tout est contestable devant les tribunaux administratifs.

Quelques chiffres en 2014

117 dossiers de demande traités dont 54 pour la Haute-Savoie, 20 pays dans le monde dont un peu plus de la moitié de l’Union Européenne pour environ 25 disciplines sportives.

Un travail spécifique sur l’encadrement VTTvélo tout terrain par des moniteurs étrangers validé par le ministère des Sports (25 dossiers).

 
 

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