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3 questions à Marie-Claude De Donno

 
 
©DDT74

Responsable accessibilité au service habitat de la direction départementale des Territoires (DDTdirection départementale des territoires)

Quel est votre parcours professionnel ?

J’ai tout d’abord fais des études de gestion comptable, c’est comme ça que je suis rentrée à la direction départementale des Territoires en tant que comptable analytique. J’ai ensuite passé un concours et ai occupé un poste de renfort en communication et suivi financier mis en place à l’occasion des Jeux Olympiques d’Albertville. Arrivée au terme de ma mission, j’ai ensuite décroché un poste dans l’urbanisme, puis travaillé à un poste d’adjoint au responsable du personnel pour finalement arriver là où je me trouve aujourd’hui. Cette multitude de postes est un choix personnel fait d’opportunités, je ne souhaitais pas faire le même métier toute ma carrière, j’ai donc volontairement candidaté vers différents postes afin de découvrir de nouvelles taches et de ne pas tomber dans une routine au sein d’une mission.

En quoi consiste vos missions ?

En tant que responsable accessibilité au service habitat, j'assure le nécessaire management et pilotage d'une équipe de 5 personnes en charge de application de la loi de 2005. Mon travail se divise en quatre grandes parties :

  1. un travail d’instruction : avec l’aide de mes collaborateurs, nous instruisons tous les dossier relatifs à l’accessibilité des personnes handicapées dans les établissements recevant du public (cela va de la petite boulangerie jusqu’aux hôpitaux) mais également les dossiers concernant la voirie ou les espaces publics. Tous les ans, 26 commissions se tiennent, auxquelles sont présents les représentants des collectivités publiques ainsi que les associations de défense de l’accessibilité aux personnes handicapées, c’est là que sont votés les avis concernant les dossiers.
     
  2. des visites d’ouverture en vue de contrôler le respect des procédures : ces visites d’ouverture s’effectuent lorsqu’il n’y a pas eu la délivrance d’un permis.
     
  3. un énorme travail de conseil, qu’il s’agisse de particuliers, d’architectes, de collectivités… Il faut savoir renseigner ces personnes sur la réglementation en vigueur en matière d’accessibilité et les conseiller selon leur projet.
     
  4. le portage de la réglementation :  en tant que représentante de la délégation ministérielle à l’accessibilité (DMA), j’ai pour mission de diffuser les nouveautés en matière de réglementation et de démarches. Je joue donc un rôle de relais entre le ministère et le département, essentiel pour porter la politique d’accessibilité, et pour faire remonter des enquêtes permettant de faire évoluer la réglementation.

Quel intérêt trouvez-vous à votre mission et quelles sont les contraintes ?

À travers ce travail, il faut réussir à sensibiliser les gens sur le fait que l’accessibilité sert à tous et non pas seulement aux handicapés (moteurs, auditifs ou voyants) : ce n’est pas juste une contrainte administrative, par exemple un ascenseur représente un confort d’usage pour tous les usagers. Cela me motive de faire avancer l’accessibilité car ce travail administratif, bénéficie à des personnes. Je suis davantage sensibilisée aux problèmes que peuvent rencontrer les personnes handicapées, et avoir un retour positif sur nos actions est très important.

La loi de 2005 prévoyait que les établissements avaient 10 ans pour se mettre en conformité, mais une nouvelle réglementation permet le dépôt d’un dossier Ad'AP (Agenda d’Accessibilité Programmé) qui donne un délai de 3 à 6 ans selon les établissements pour la mise aux normes à la condition qu’un engagement soit fait par le gestionnaire planifiant le montant des travaux et l’évolution du chantier. La difficulté réside désormais dans la quantité importante de dossiers à traiter. Alors que l’année dernière le service comptait environ 1 000 dossiers, en octobre de cette année, déjà 1 700 dossiers ont été reçus par nos services.

 
 

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