Nos agents

3 questions à Géraud Tardif

 
 
3 questions à Géraud Tardif

Géraud Tardif est directeur adjoint de la direction départementale de la cohésion sociale (DDCSdirection départementale de la cohésion sociale)

Quel est votre parcours ?

Après une formation de juriste en droit et gestion publique, j’ai poursuivi sur un DESS de management des entreprises. Suite à l’admission au concours d’inspecteur de l’action sanitaire et sociale, j’ai intégré l’Ecole des Hautes Études en Santé Publique (EHESP).

Très intéressé par la question de la modernisation et de la conduite du changement, j’ai souhaité me former à l’analyse informatique dans le cadre de mes études à l’EHESP. Il me semblait que l’informatique était soit un levier soit une résultante du changement. Étant aveugle, l’outil informatique est le médium entre mon travail et moi : le maîtriser était donc un enjeu supplémentaire.

J’ai naturellement choisi d’exercer des fonctions en lien avec l’informatique et pour mon premier poste, j’ai été chef de projet en informatique à la DRASS (direction régionale de l’action sanitaire et sociale) d’Ile de France. J’ai ensuite occupé la fonction de responsable des systèmes d’information à la DDASS des Yvelines, puis à la DRASS du Centre et à l’ARS du Centre également. J’ai eu la belle opportunité de mettre en place et de gérer l’organisation d’une infrastructure informatique et de télécommunication répartie sur 7 sites pour 400 agents et de créer et développer les systèmes d’information métiers pour des usages variés.

Toujours intéressé par l’informatique, car à mon avis, l’outil est indispensable pour servir le métier, je souhaitais toutefois revenir vers l’action sociale, proche de mon choix de formation. J’ai occupé le poste de chef de pôle Cohésion sociale et politique de la ville à la DRJSCS (direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale) du Centre. Attiré par une mission départementale, plus près de l’action sur le territoire, je suis arrivé il y a un an et demi pour occuper la fonction de directeur départemental adjoint de la cohésion sociale de la Haute-Savoie.

Quelles sont vos fonctions ?

J’occupe des fonctions de management en interne et en externe sous l’autorité et en complémentarité avec le directeur départemental. En externe, je suis en relation avec le corps préfectoral, les autres administrations et les partenaires (collectivités, associations…). Pour l’essentiel, nos interventions ne se font pas en direct avec l’usager mais par l’intermédiaire d’opérateurs.

Les missions couvrent un large spectre et relèvent à la fois de la jeunesse, du sport, de la politique de la ville, des droit des femmes et de l’égalité, de l’accès au logement et à l’hébergement et de la protection des personnes vulnérables. J’ai découvert la thématique Sport (sauf pour la partie centre national pour le développement du sport pour la politique de la ville), ainsi que la prévention et la mise en œuvre des expulsions et de ce qui relève plus particulièrement de la politique du logement.

Les caractéristiques de la Haute-Savoie sont affirmées et très différentes des autres territoires que je connais : sa géographie accidentée, sa zone frontalière, l’emploi et la tension sur le logement sont autant d’aspects à prendre en compte pour bien mener les missions de la DDCS. Le pilotage de la DDCS se fait sous l’autorité du préfet à qui l’on rend compte et qui donne les orientations et les arbitrages sur la mise en œuvre de « nos » politiques publiques. Nous menons un travail partenarial fort avec nos opérateurs avec qui l’on a des rapports de confiance, parfois dans la fermeté et à qui l’on demande de l’efficacité.

La cohésion sociale, régie par un cadre réglementaire riche, exige aussi grâce aux marges de manœuvre possibles pour la mise en œuvre des projets, une certaine créativité pour créer, construire et faire évoluer les mentalités. Quelques exemples : l’adaptation des dispositifs pour la politique de la ville, la jeunesse, le sport, l’hébergement… pour une prise en compte des orientations de l’État en fonction des diagnostics sur les besoins et pour trouver l’offre adaptée aux contraintes budgétaires et humaines.

Enfin, j’ai eu le sentiment en arrivant à la DDCS de trouver une équipe heureuse d’être là, compétente, motivée et engagée pour servir les citoyens au nom de l’Etat dans un territoire exceptionnel.

La cohésion sociale sur le département, quels enjeux pour aujourd’hui et pour l’avenir ?

Aujourd’hui la cohésion sociale est au cœur de la réflexion politique dans le contexte que l’on connaît. Le défi de la DDCSdirection départementale de la cohésion sociale, c’est d’arriver à contribuer activement à la cohésion sociale avec tous les outils dont on dispose : la politique de la ville, la jeunesse, le sport, le logement et l’hébergement.

Notre mission en tant que directeur sur cette question est d’influer et de faire passer dans toutes les équipes que l’on a un rôle à jouer pour renforcer le lien social, la solidarité et la fraternité. Nos moyens sont limités mais conséquents (environ 20 millions d’euros de crédits d’intervention).

La DDCSdirection départementale de la cohésion sociale, même si c’est un acteur fort, n’est pas le seul porteur de la cohésion sociale. La cohésion sociale ne se décrète pas, tous les citoyens et toutes les forces vives contribuent à la faire vivre.

Pour ce qui concerne l’avenir, je suis confiant car si les changements modifient les perspectives des fonctionnaires, l’administration évolue. Le changement peut être créateur d’inconfort mais quand il est dépassé, on en mesure toute la richesse. La DDCSdirection départementale de la cohésion sociale en est un bon exemple, elle est née de la fusion de différentes administrations et c’est une chance de travailler avec ces compétences multidimensionnelles. Aujourd’hui, nous accueillons de nouveaux fonctionnaires de la préfecture dans le cadre du Plan Préfectures Nouvelle Génération et cela offre de nouvelles perspectives tout en profitant de leur propre expérience.

 
 

A lire également :