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3 questions à Emmanuel Kiehl

 
 
3 questions à Emmanuel Kiehl

Depuis le 1er septembre 2016, Emmanuel Kiehl succède à Alain Favre à la tête des policiers haut-savoyards.

Vos nouvelles fonctions de Directeur Départemental de la Sécurité Publique tranchent avec vos attributions précédentes ?

Il est vrai qu'en tant que chef de la sûreté urbaine de Marseille, mes missions se concentraient sur le travail d'enquête. Cependant, le poste que j'occupe en Haute-Savoie ne m'est pas inconnu puisque j'ai déjà exercé en qualité de Directeur Départemental de la Sécurité Publique adjoint dans le Vaucluse.

Comment appréhendez-vous les spécificités du département en termes de sécurité publique ?

Mon objectif principal est de préserver le cadre de vie agréable des habitants dans chacune des trois circonscriptions sous ma responsabilité (Annecy, Annemasse et Thonon-les-Bains). En Haute-Savoie, la sécurité relative dans laquelle on vit permet de faire un travail de fond sans être pris à la gorge par des problématiques quotidiennes d'insécurité. Il est cependant indispensable de rester présent pour ne pas laisser des points de fixation s'installer. Je pense notamment à la lutte contre le trafic d'héroïne dans les agglomérations annéciennes et annemassiennes que je fixe comme une priorité.

La construction du Leman Express, RER transfrontalier entre Annecy et Genève, ouvre-t-elle de nouvelles perspectives ?

En effet, le Léman Express générera des flux de passagers conséquents de part et d'autres de la frontière. A ce stade, on peut prévoir les dispositifs nécessaires en termes de vidéoprotection mais il est plus difficile d'anticiper sur l'activité nouvelle que cela va générer dans le domaine de la sécurité publique. Au delà de ce cas particulier, la coopération avec la Suisse reste un sujet fondamental afin de faire cohabiter deux législations différentes et d'approfondir les collaborations déjà engagées (Brigade Minerve par exemple).

 
 

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