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3 questions à Audrey Ayoun

 
 
3 questions à Audrey Ayoun

Cheffe du service de la protection et de la sécurité du consommateur.

En quoi consistent vos missions au sein de ce service ?

Dans notre service, nous nous occupons de la sécurité des consommateurs pour tous les produits non alimentaires. Cela comporte deux volets : un volet relatif à la sécurité du consommateur, et un volet relatif à sa protection économique. Nous veillons à la loyauté des transactions entre les professionnels et les consommateurs, c’est-à-dire protéger les consommateurs des abus que certains professionnels leur imposent dans la transaction commerciale. Il s’agit non seulement de protéger contre les arnaques, de rechercher les pratiques commerciales trompeuses, mais également de veiller au respect des règles afin de garantir la plus grande transparence dans les rapports consommateurs/professionnels.

Nos missions de contrôles s’effectuent au sein des établissements commerciaux, mais concernent aussi tout le domaine de la vente par correspondance, et de la vente directe à domicile.

Concrètement, comment se passe un contrôle ?

Premier cas : si nous recevons une plainte d’un consommateur, alors nous nous déplaçons directement sur les lieux de l’entreprise afin d’effectuer un contrôle.

D’une manière plus générale, nous effectuons des contrôles programmés tout au long de l’année. Le plus souvent, ces contrôles sont inopinés, afin d’être au plus près des conditions réelles présentées aux consommateurs.

Si jamais nous constatons un problème suite à un contrôle, nous avons plusieurs manières d’agir :

  •  tout d’abord, nous pouvons adresser un avertissement au professionnel défaillant afin de lui rappeler ses obligations. Nous recontrôlons ensuite pour vérifier la prise en compte des remarques adressées, et nous verbalisons le cas échéant ;
  •  nous pouvons également adresser à l’entreprise une injonction exigeant la mise en conformité avant une date bien précise ;
  •  enfin, si nous constatons un non-respect de l’obligation de mise en conformité, nous pouvons sanctionner les entreprises. Les sanctions peuvent aller du procès verbal suivi d’une amende, à des mesures préfectorales comme le retrait de commercialisation ou la destruction d’un produit dangereux, voire même jusqu’à l’emprisonnement dans les délits les plus graves (ex : tromperies...).

Comment les contrôles sont-ils programmés ?

En général, les contrôles sont prévus en fonction d’instructions nationales. Mais nous faisons toujours en sorte de prendre en compte les spécificités locales, notamment, nous intervenons souvent sur les nombreuses foires organisées en Haute-Savoie.

Nous organisons également des opérations plus spécifiques selon les moments de l’année. Nous allons par exemple bientôt mettre en place une opération « fin d’année », au cours de laquelle nous pouvons contrôler les jouets vendus pour les fêtes de fin d’années, tout autant que les promotions et formules proposées par les hôtels à l’occasion des vacances.

Nous faisons en sorte d’avoir un volume de contrôles assez conséquent pour couvrir le plus possible de commerçants.

Comment êtes vous arrivée sur ce poste ?

J’ai commencé par des études de droit qui m’ont amenée à exercer le métier d’avocate pendant trois ans à Marseille. Ensuite, je suis entrée dans l’administration en 2010 en obtenant un poste à la DIRECCTEdirection régionale des entreprises de la concurrence de la consommation du travail et de l'emploi en Ile de France, poste transversal sur lequel je me chargeais des contentieux liés à la concurrence. Ensuite, un poste similaire m’a été proposé à la DDPPDirection départementale de la protection des populations, que j’ai accepté avant de réussir le concours d’Inspecteur Principal, qui m’a permis d’évoluer vers la place que j’occupe actuellement

 
 

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