Les déplacements en Haute-Savoie

 

Les français se déplacent en moyenne 4 fois par jour de semaine (ce chiffre varie faiblement d'une région à une autre). Les déplacements ont essentiellement comme origine ou destination le domicile des individus. Seuls 21% des déplacements sont dits "secondaires" (c'est à dire non liés au domicile).

Les déplacements domicile-travail représentent environ un quart des déplacements (au même niveau que les déplacements domicile-loisirs ou visites), puis viennent ceux liés aux achats, aux études et en accompagnement (entre 10 et 15% chacun).
Souvent, le motif du déplacement influence le choix du mode de transport. La voiture est ainsi le mode privilégié pour se rendre au travail. En Haute-Savoie, elle est utilisée à 78 %. La marche et les transports collectifs sont davantage utilisés respectivement par les élèves et les étudiants pour se rendre sur leur lieu d’études. La longueur du déplacement joue également un rôle dans le choix modal. Par exemple en Haute Savoie, 56 % des actifs utilisent leur voiture quand ils travaillent dans la commune où ils résident, contre 87 % quand ils travaillent dans une commune différente de leur lieu de résidence.

Cependant, on peut retenir les ordres de grandeur suivants (qui peuvent bien entendu varier en fonction des spécificités du territoire observé), tout motif confondu :

  • En agglomération, la voiture représente environ 55 % à 65 % des déplacements, la marche entre 25 % et 30 %, les transports collectifs un peu moins de 10 % et les vélos de l'ordre de 1 à 2%.
  • Hors agglomération, les chiffres évoluent au profit de la voiture qui représente environ 70 à 80 % des déplacements, la marche entre 15 % et 20 %, les transports collectifs un peu moins de 5 % et les vélos de l'ordre de 1 %.

Voiture particulière

carte dynamique du trafic routier

En Haute-Savoie, les déplacements sont très majoritairement assurés par la voiture particulière. L'équipement automobile haut-savoyard est un des plus élevé de France avec un taux de motorisation de 0,7 voiture par habitant. Le taux moyen national est de 0,60 et la taux régional de 0,57 voiture. Ce taux est stable depuis plusieurs années ; la croissance du nombre de véhicules particuliers suit la croissance démographique.

Néanmoins, en corrélation directe avec la croissance de la population, le besoin de déplacements n'a cessé de progresser en Haute-Savoie. Cela se constate à travers les augmentations de trafic sur l’ensemble du réseau routier de l’ordre de 2 % par an (routes et autoroutes confondues) et qui sont plus marquées sur le réseau autoroutier, environ 3 % avec des tronçons à 6 % sur l'A41 entre Allonzier-la-Caille et Bardonnex.

Téléchargez les cartes du trafic routier en Haute-Savoie de 2006 à cette année.

Transport ferré

Une hausse de la fréquentation de 2003 à 2013 suivie d’une diminution suite à la suppression des circulations en direction de la Suisse pour la réalisation des travaux du CEVA. La fréquentation des gares haut-savoyardes atteignait plus de 6,7 millions de voyageurs en 2016.

Transport urbain

En 10 ans, le volume de déplacements en transports en commun n'a cessé de croître : de plus 31 % sur l’agglomération d'Annecy (15,8 millions de voyages ont été effectués sur le réseau de la SIBRA en 2015) à plus 160 % sur l'agglomération d'Annemasse (qui totalise 6,3 millions de voyages en 2015). On constate cependant un ralentissement de cette croissance du nombre de voyageurs depuis 2013 sur les réseaux d’Annemasse, Thonon-les-Bains et Chamonix, et une stagnation sur l’agglomération d’Annecy.

Cette hausse n'est pas seulement imputable à la croissance de population sur cette même période puisque l'on constate également une évolution du nombre de voyages par habitant (de 18% sur l'agglomération d'Annecy à 70 % sur l'agglomération d'Annemasse). Cette croissance du nombre de voyages par habitant connaît également un fléchissement ces deux dernières années, et même une diminution de -1,5 % sur l’agglomération d’Annecy.

Transport lacustre

Les liaisons lacustres sont très attractives par rapport à la route et sont utilisées pour des déplacements quotidiens pour rejoindre Lausanne ou se reporter sur l'offre ferroviaire pour se rendre à Morges par exemple.

Le nombre de traversées pendulaires a quasiment triplé entre 2006 et 2016, avec la mise en place d’une nouvelle liaison entre Thonon-les-Bains et Lausanne en 2009, qui représente près de 40 % des traversées en 2016.

Mode doux pour le loisir

La géographie du département et les conditions climatiques font que les cycles sont plus utilisés à des fins de loisirs et de détente que pour les déplacements domicile travail quotidiens.

De plus, la pratique quotidienne du vélo se heurte au manque de continuité des itinéraires existants, la lisibilité des aménagements s’en trouve alors pénalisée.

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Service prospective et transition énergétique (SePTE)

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