Caractéristiques du département

 

La Haute-Savoie est, en taille, un petit département de 4 839 km².

L’occupation du territoire se répartit de la façon suivante :

  • bois et forêts : 1 767 km² (36,5 %)
  • territoire agricole : 1 777 km² (36,7%)
  • territoire non agricole : 1 295 km² (26,8%)
champ © ESR-DDT74

74% de la surface agricole utile des exploitations est constituée de surface en herbe soit 96 500 ha (auxquels s’ajoutent les 42 000 ha des 910 unités pastorales) dont la vocation essentielle est l’élevage de bovins lait (54 000 vaches laitières). Le lait et les fromages représentent près de 50% du total de la valeur de la production agricole.
Sur 294 communes, 287 sont classées (tout ou partie) en montagne.
Près de 90% de la surface départementale est classée en montagne, dont plus de la moitié en zone de « haute-montagne ».

Elle se caractérise par :

  • des structures agricoles de taille modeste (3 853 exploitations, dont 1 830 professionnelles, d’une superficie moyenne de 34 ha et 60 ha pour les professionnelles, selon l’enquête structure 2007) et un niveau d’installations aidées encore élevé (55 à 60 par an).
  • un morcellement extrême du parcellaire : en moyenne, les exploitations déclarant leurs surfaces pour les aides PACPolitique agricole commune ont 27,6 îlots, à comparer à la moyenne de Rhône-Alpes de 18,99 et nationale de 15,3 ;
  • un prix de la terre agricole très élevé : en moyenne 8 410 €/ha de terres labourables en 2007 (4 450 €/ha en Rhône-Alpes), 6 260 €/ha de prairies naturelles (3 210 €/ha en Rhône-Alpes).
  • une forte proportion de faire-valoir en fermage (81%), avec des locations souvent précaires (locations verbales), ce qui ajoute à la complexité de l’instruction des dossiers d’aides et une pression forte sur le foncier ;
  • des productions de qualité bénéficiant pour l’essentiel de signes d’identification AOPappellation d'origine protégée pour une bonne part des vins, ainsi que pour le Reblochon, l’Abondance, le Chevrotin et la Tome des Bauges, IGPindication géographique protégée pour les fruits, l’Emmental et la Tomme de Savoie, et projet d’un signe de reconnaissance pour la Raclette.
  • La production fermière en lait de vache est particulièrement développée, avec 350 fromageries fermières fabriquant au lait cru en vallée et en alpage, tirée par la progression du Reblochon fermier au cours des 20 dernières années ;
  • une filière lait bien structurée et performante avec :une gestion des quotas intelligente par le biais d’un GIEgroupement d'intérêt économique départemental (le SAGELservice agricole de gestion de l’économie laitière), interlocuteur unique de France-Agrimer. Il représente près de 218 millions de litres de lait livré en 2008 par 1 102 livreurs ; l’existence d’un système traditionnel. Les producteurs regroupés en coopératives ou fruitières vendant leur lait à un fromager avec prix négociés et garantis en début d’année et mettant à sa disposition un atelier de fabrication ; l’existence d’une production fermière très développée soit plus de 44 millions de litres de lait transformés par 305 détenteurs de quotas vente directe (certains producteurs ayant un atelier en vallée et un en alpage), chiffre le plus élevé de France.
  • Tout ceci se conjugue pour assurer une valorisation record du lait en Haute-Savoie : pour 2008, 0,442 €/litre en moyenne départementale, 0,476€/litre en zone AOPappellation d'origine protégée reblochon-abondance, 0,407€/litre en zone IGPindication géographique protégée tomme-emmental contre 0,354 €/litre en moyenne annuelle 2008 prix net producteur laiterie France. On note cependant depuis un ou deux ans certaines fragilités, avec une tendance du prix du lait à la baisse. Le prix du lait étant contractualisé en début d’année par chaque coopérative, avec son acheteur, les variations nationales de prix n’ ont pas un effet immédiat dans le département ; c’est ainsi que les producteurs du département ne sont pas touchés pour l’heure par la crise du lait de ces derniers mois, mais craignent une baisse du prix en 2010.
  • L’existence d’autres filières de moindre importance : viande, maraîchage, viticulture et surtout arboriculture (56 adhérents à la Fédération des Producteurs de Fruits), cette dernière étant très bien organisée avec des pommes et poires sous IGPindication géographique protégée Savoie
  • Une dynamique d’installations aidées soutenue (environ 50 DJAdotation aux jeunes agriculteurs/an), grâce notamment à une politique départementale très volontariste et une bonne maîtrise de la gestion des quotas laitiers au travers du GIEgroupement d'intérêt économique départemental.
  • Une agriculture peu consommatrice d’intrants, avec une bonne intégration par les responsables professionnels des questions environnementales, même si l’agriculture biologique est peu développée (une cinquantaine de producteurs pour 1% de la SAUsurface agricole utile), ceci en grande partie lié à la bonne valorisation du lait par les AOPappellation d'origine protégée..

Les aides de la PAC totalisent environ 38 millions d’euros/an dont 14 millions d’euros d’aides découplées, 13 millions d’euros d’ICHN (indemnités compensatoires de handicaps naturels) et 5 millions d’euros de PHAE (prime herbagère environnementales).

L’emploi en agriculture est modeste : 5 636 (à peine plus de 2 % du total des emplois départementaux) dont 2 013 emplois salariés.

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