Actualités 2017

Des cas de fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 4 détectés en Haute-Savoie

 
 
vache

Cette maladie n’affecte pas l’homme et n’a strictement aucune incidence sur la qualité des denrées
Le 6 novembre 2017, un cas de fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 4 a été décelé sur un veau né en Haute-Savoie (Orcier). L’animal a été abattu le 7 novembre.

La découverte de ce cas a conduit le préfet de la Haute-Savoie à définir un périmètre d'interdiction de 20 kilomètres autour de l'élevage d'origine du veau, où :

Ce dépistage a permis de déceler de nouveaux cas dans des communes voisines. 

Au 4 décembre, on dénombre 20 foyers : Le périmètre d'interdiction (20 kms autour des foyers) a été élargi à 184 communes le 29/11/2017.

> Arrêté préfectoral périmètre interdit (184 communes) - format : PDFportable document format sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,41 Mbmega bytes

Au 30 novembre, 23 000 animaux ont été vaccinés en Haute-Savoie, sur un total de 21 000 bovins, 2750 ovins et  1500 caprins dans le périmètre interdit et 113 200 bovins, 20 500 ovins et 8 000 caprins sur l'ensemble du département. La maladie se propage vite, l'objectif est de l'enrayer par la vaccination avant le printemps lorsque les moucherons, vecteurs de la maladie, réapparaissent.

De plus, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation a publié le 8 novembre un arrêté ministériel qui place plusieurs départements en zone de protection ou de surveillance :

  • Sont placés en zone de protection l’intégralité des départements suivants : Ain, Doubs, Jura, Savoie, Haute-Savoie. La vaccination contre la FCOfièvre catarrhale ovine sérotype 4 y est obligatoire, le transport en dehors de la zone est interdit sauf dérogation, des cheptels-témoins sont dépistés pour la FCOfièvre catarrhale ovine-4. 
  • Sont placés en zone de surveillance l’intégralité des départements suivants : Hautes- Alpes, Côte d’or, Isère, Rhône, Haute-Saône, Saône et Loire et territoire de Belfort. Le transport en dehors de la zone est interdit sauf dérogation, des cheptels-témoins sont dépistés pour la FCOfièvre catarrhale ovine-4.

La vaccination et les prélèvements et analyses sont pris en charge par l’État. Des échanges en cours avec les instances sanitaires nationales permettront d’apporter rapidement des précisions sur la mise en œuvre des différentes mesures .

La FCOfièvre catarrhale ovine est inscrite sur la liste de l’office mondiale pour la santé animale (OIE) parmi les maladies à grand pouvoir de diffusion et dont les conséquences socio-économiques sont graves et dont l’incidence sur le commerce international des animaux et des produits d’origine animale est très importante. Son apparition sur un territoire entraîne donc des restrictions commerciales sévères qui concernent les animaux des espèces sensibles à la maladie et leur semence, ovules et embryons.

La France métropolitaine est contaminée très largement par le sérotype 8 de la FCOfièvre catarrhale ovine depuis l’automne 2015. Le sérotype 4 n’avait été jusqu’à présent retrouvé qu’en Corse, où une lutte contre la maladie est en cours, via une vaccination obligatoire.